03 octobre 2009
Auxonne. 2.
Située à la limite de la Bourgogne et de la Franche-Comté, Auxonne est bâtie sur la rive gauche de la Saône. Traversée par la nationale 5 (axe Paris-Genève), elle a retrouvé de la tranquillité depuis l'ouverture de l'autoroute A39.
La ville a eu un passé assez mouvementé entre 1172, date du premier acte authentique portant le nom d'Auxonne, et le traité de Nimègue (1678) qui lui fait perdredéfinitivement sa situation de place-frontière, sous LouisXIV. Tout le passé historique ici.
Nous voici sur le quai en bordure de la Saône :
Un regard vers le pont, les remparts sont derrière nous.
Les Remparts1229 : il s’agissait à cette époque de simples remparts de terre, bordés d’un fossé surmonté de pieux et d’épines. Dès la première moitié du XIVe siècle, au prix de mille sacrifices de la population, la ville était dotée de la ceinture de muraille qu’elle conforta jusqu’à l’intervention du comte d’Apremont en 1673. Cette enceinte médiévale couvrait un périmètre de 2600 mètres et comprenait 23 tours et tournelles et un pont fortifié. Le front de Saône, très difficile à construire, fut entreprit à partir de 1411. La muraille fit la fierté du duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui déclara dans des lettres patentes du 23 décembre 1424 : « La place de notre ville d’Auxonne est très belle, forte et très bien fermée de murs et de fossés ». En 1479, en devenant maître de la Bourgogne, Louis XI construisit un château forteresse adapté au progrès de l’artillerie avec l’apparition du boulet métallique. Auxonne, placée dans une position stratégique de ville frontière dut supporter des guerres continuelles avec la Comté devenue terre d’Empire depuis le traité de Senlis en 1493. Les remparts médiévaux furent l’objet de soins et de renforcements continuels : au XVIe siècle, avec Louis XII et François Ier. Avec Louis XIV et les guerres de conquêtes de la Comté, l’intérêt stratégique de la ville amena le roi à mettre la ville « en état de ne pas craindre les attaques de l’ennemi ». En 1673, c’est François de la Motte-Villebret, comte d’Apremont, d’origine tourangelle qui en fut chargé. Il détruisit à peu près l’enceinte médiévale pour mettre en place un système de défense à la Vauban dont une partie subsiste encore aujourd'hui. D’Apremont décèda en 1678 et c’est Vauban qui lui succèda pour assurer l’achèvement des travaux. Il dressa un magnifique projet qui complétait l’œuvre du comte d'Apremont, mais la signature du traité de Nimègues en 1678 lui fit perdre son intérêt et ce projet ne fut jamais réalisé. : Les fortifications sont mentionnées dans la charte de
Côté "ville", il reste une partie du rempart :
Entrons dans l'enceinte du "Château",
La porte de Comté,
La tour abrite un petit musée, encore fermé à l'heure de mon passage ; des objets ayant appartenus à Bonaparte (qui fit son service militaire à Auxonne) sont exposés.
Cette tour, de forme allongée, est appelée : tour duPied de Biche.
À suivre.
Auxonne.
"Mes jeunes années ...." ne courent pas dans la montagne, comme dit la chanson. Après avoir passé mon certificat d'études, je suis allé au cours complémentaire, à Auxonne. Chaque jour d'école, 10 kms en vélo le matin pour aller, autant pour revenir le soir, et cela par n'importe quel temps. L'hiver, il faisait à peine jour, car il fallait être arrivé pour 7h30 ou 8h. J'étais le seul de mon village, deux autres venaient de plus loin ; je les attendais et on continuait, prenant deux ou trois élèves dans le village suivant. Parfois, on avait le vent de face, un vent du nord qui nous glaçait en hiver ; on espérait bien qu'il ne tournerait pas en fin d'après-midi, mais cela arrivait parfois. Il y avait aussi la pluie. Cela a duré 3 ans, jusqu'au brevet.
À l'époque, pas de photos ; je ne connaissais d'Auxonne que le trajet pour l'école et un peu le centre pour aller à la librairie, autant qu'il m'en souvienne. J'ai donc "découvert" beaucoup de choses l'autre jour lorsque j'ai visité cette ville, l'oeil derrière le viseur !
Voici quelques vues, je donnerai plus de renseignements sur Auxonne les jours prochains.
On traverse le pont sur la Saône en arrivant de Dijon pour pénétrer dans la ville, bâtie sur la rive gauche.
On tourne à droite, au-dessus des anciens remparts.
Demain, en traversant ce passage, nous arriverons sur le quai.
01 octobre 2009
Dans la Côte.
Le vignoble.
Lorsqu'on quitte Dijon en direction du sud, par la N74, le vignoble envahit le paysage, sur le côté droit de la route, dès que l'on arrive vers Fixin. Les vignes sont adossées aux collines ; on traverse les villages aux noms évocateurs (Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny, Vougeot, Vosne-Romanée, etc.).
Profitant d'un séjour dans la région, j'ai pris la direction de Beaune, dans l'espoir de faire quelques photos de vendangeurs en plein travail, de toute l'effervescence qui doit règner parmi les rangs de vigne lors des vendanges. Je me suis aperçu, à mon grand désarroi, que tout cela était terminé ; les vignes étaient désertes !
Voici les quelques photos prises en roulant. Trop tard pour les vendanges, trop tôt pour le spectacle des vignes parées des couleurs de l'automne ; pas de chance, vraiment !
27 septembre 2009
Les visiteurs.
Message programmé.
À la campagne, toujours de invités surprises !
L'autre jour, ce papillon à l'allure particulière. (je pense que c'est un papillon)
Merci à Erwan pour l'identification : c'est un Hétérocère : Autographa Gramma.
Mercredi soir, cette mante religieuse me regardait fermer la porte du garage, accrochée au crépi, vers le tuyau de descente du cheneau. A-t-elle passé la nuit là ? Le matin elle avait disparu.




























