En mars dernier, j'étais allé faire un tour dans la vallée d'Aulps. Je m'étais arrêté à Morzine prendre quelques vues avant de continuer sur St-Jean-d'Aulps.    

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Mon but précis était de visiter les ruines de l'abbaye d'Aulps, dont la fondation date des environs de 1094 par des religieux venant de l'abbaye de Molesme en Bourgogne.

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L'ensemble des bâtiments comprenait : l'église, le cloître, une ferme, la porterie, le cimetière, des celliers, un moulin, un verger et un jardin potager.

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Pour connaître toute l'histoire de l'abbaye depuis sa construction jusqu'à la Révolution, un peu longue à raconter, clic ici.

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Le jardin des "simples", qu'il faut voir à la belle saison.

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Les meules de pierre, derniers vestiges des moulins détruits en 1792.

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Un monastère à l’abandon 1792 - 1940.

Le 4 mai 1794, le clocheton de l’abbaye est abattu. Il s’agit de la seule atteinte faite aux bâtiments par les révolutionnaires, Les autorités françaises sont en effet dans l’obligation de loger des troupes en Vallée d’Aulps pour contrer un éventuel retour des troupes piémontaises et maintenir une certaine pression sur la population. À cette fin, elles conservent les bâtiments en état. La menace et les soldats disparus, les copropriétaires procèdent en 1799 au partage du domaine mais maintiennent l’église en indivision.

Il faut attendre l’incendie de l’église paroissiale de la Moussière dans la nuit du 11 au 12 mars 1823 et la séance du conseil municipal du 16 mars pour que les villageois de Saint-Jean-d’Aulps pillent et détruisent l’abbatiale. Les matériaux récupérés servent à la reconstruction de l’église incendiée, à l’empierrement des routes ou à l’édification de plusieurs maisons particulières. De l'intendant du Chablais à l'évêque d'Annecy, l'indignation des autorités civile et ecclésiastique est unanime.

Grâce à l’action du conseiller général Ernest Tavernier, propriétaire de la ferme du domaine, l’abbatiale est classée aux Monuments Historiquesle 6 octobre 1902.Sur le papier, l’église cesse dès lors d’être une carrière de pierre. Il reste pourtant par endroits jusqu’à trois ou quatre mètres de débris de toute sorte. Pendant dix ans, le curé de Saint-Jean-d’Aulps Alexis Coutin déblaie dans l’indifférence générale l’emplacement de l’église au prix d’efforts inouïs. Une modeste plaque à sa mémoire est apposée sur l'un des piliers de la nef de l'église. (Wikipedia)