22 juillet 2008
Sucinio. 4
Terminons la visite en faisant le tour du château.
En longeant les douves, le long de la courtine nord,
bordée de vipérines,
l'arrière du logis ouest,

la courtine sud, côté parc,
Pour les amateurs de châteaux forts, Sucinio mérite vraiment le détour !
21 juillet 2008
Sucinio. 3
Une fois passé ce qui était anciennement le pont-levis, on se trouve dans le logis Est. Un dépliant explicatif est remis à la billetterie. Pour plus de clarté, voici le plan du château.
Certaines salles sont encore fermées au public à cause des travaux.
Au premier étage sont exposés les carrelages d'une ancienne chapelle (en jaune sur le plan) Voici l'historique de ces carrelages. Je m'aperçois que je n'en ai aucune photo !
Il n'y a pas de mobilier, les murs sont à l'état brut.
Des panneaux expliquent la vie du château au cours de siècles.
Traversons la cour, dans le fond à droite, une petite porte nous permet de monter sur le chemin de ronde de la courtine Nord, après avoir monté les quelques 131 marches !
Dans le prochain message, nous terminerons la visite par des vues extérieures , en faisant le tour du château par le parc.
19 juillet 2008
Sucinio. 2
Avant de continuer la visite, un retour en arrière s'impose.
Depuis 1965, le château est la propriété du département du Morbihan qui en assure la restauration. J'avais visité le château en 1991 ; les photos prises à cette occasion montrent l'état de délabrement dans lequel il se trouvait.
Voici le plan du château :
Ci-dessous, la courtine Nord,
Le logis Est,
Le logis Est côté cour,
Le logis Ouest côté cour,
Au cours de la visite, dans une salle du 1er étage, un film très intéressant sur la restauration est projeté ; on voit les ouvriers effectuant les travaux selon les plans de la constrution du château ; tout est refait scrupuleusement à l'identique ; la carrière d'où provenaient les pierres, après maintes recherches, a été rouverte dans les Monts d'Arrée. Actuellement, le second étage du logis Est est toujours fermé.
En comparant avec les vues de cette année, on a une idée sur le travail qui a été accompli, travail qui n'est pas encore terminé.
Dans le prochain message, suite de la visite.
Sucinio. 1
Le château de Sucinio est situé sur la presqu'île de Rhuys, à environ 4 kms de Sarzeau.
Les premières constructions datent du début du 13ème siècle. Construit tout près de la mer, la marée remplissait les douves. Peu à peu transformé il prend son aspect définitif à la fin du 15ème s.
Le château de Sucinio a vécu ses grandes heures du 13e au 15e siècle ; situé au milieu de marais et de forêts, il était la résidence de chasse des ducs de Bretagne. Il passe à la couronne de France sous François 1er. La Révolution de 1789 l'a fortement endommagé. Il tombe en ruine jusqu'en 1840, date à laquelle il est classé Monument Historique par Prosper Mérimée. Depuis 1965, il est propriété du département du Morbihan qui en assure la restauration.
Situé à proximité, en bordure d'un étang, se trouve un grand parking pour les visiteurs. On découvre alors le château à chaque pas.
Deux cerfs en bas relief, au dessus du porche d'entrée rappellent que c'était une résidence de chasse.
(à suivre)
28 mai 2008
L'abbaye de Beauport.
Pour cet avant-dernier message avant le départ pour d'autres cieux, je vous emmène non loin de Paimpol visiter l'abbaye de Beauport, du moins ce qu'il en reste. La visite eut lieu le même jour que celle du temple de Lanleff, donc même ciel laiteux.
Fondée au 13ème siècle dans une anse abritée de la baie de Paimpol, elle a constitué un important foyer spirituel et économique dans le diocèse de St-Brieuc. C'est un joyau de l'architecture bretonne. Il reste la façade, la nef à ciel ouvert, le bas-côté nord et le bras gauche du transept. C'est un beau témoignage de l'art gothique anglo-normand, dans la tradition du Mont-St-Michel. ( Texte extrait du guide vert )
Wikipédia nous conte son hitoire en détails :
Elle a été fondée en 1202 avec l'aide d'Alain Ier d’Avaugour, comte de Penthièvre et de Goëlo. Ce dernier fit appel à la communauté des chanoines réguliers des Prémontrés installée à l'abbaye de La Lucerne dans le diocèse d'Avranches en Normandie. L'ordre de Prémontré avait été fondé vers 1120, par Norbert de Xanten, archevêque de Magdebourg. Un siècle plus tard il comprend près de 600 maisons réparties de l'Irlande à Chypre et de la Suède à l'Italie. Un abbé général dirigeait d'une main ferme ce qui constituait une entreprise multinationale dont une mission fixée par son créateur, Saint Norbert, était la desserte des paroisses..
Pour créer une abbaye, il fallait de l'argent et un terrain pour implanter le monastère. Le comte du Goëlo accepta en 1202 de donner aux Prémontrés un terrain sur un socle rocheux entre l'embouchure du ruisseau de Correc venant de Kerfot et une zone marécageuse, baptisée « Le Pré aux oies ». Le groupe de Prémontrés avait reçu plusieurs autres dons et trouva qu'il s'agissait là d'un « beau port » où l'on pouvait travailler. Munis d'une bulle papale de 1203 et qui leur accordait de nombreux privilèges, ils ont construit les bâtiments. Les chanoines assuraient la desserte des paroisses du voisinage et notamment celle de Kérity. Cependant Rome surveillait leur travail. En 1207, la papauté écrivit à l'Abbé de Beauport pour lui rappeler que dans la région l'on parlait le breton et qu'il fallait nommer recteurs uniquement les prêtres qui parlaient cette langue.
L'abbaye fut très prospère aux XIIIe et XIVe siècles puis fin XVIIe début XVIIIe siècle. Elle déclina beaucoup après 1750 et fut finalement fermée en 1790.
Louis Morand, l'initiateur de la pêche en Islande à Paimpol, en acheta une partie en 1797. Le reste devint la propriété de la commune de Kérity.
L'abbaye a été classée monument historique en 1862 suite aux démarches de Prosper Mérimée, à l'initiative du Comte Poninski. Cela met fin au pillage dont elle avait été la victime au cours du XIXe siècle.
En 1992, le site est devenu la propriété du Conservatoire du littoral. D'importantes restaurations ont été réalisées en collaboration avec le Conseil général des Côtes-d'Armor et l'abbaye de Beauport est devenue, en quelques années, un des lieux touristiques majeurs en Bretagne
Une partie est en visite libre, l'autre accompagnée d'un guide, nécessaire pour toutes les explications sur les détails de l'architecture.
Nous sommes à mi-parcours. Une petite pause.
Suite de la visite.
On remarque sur la vue ci-dessus que le mur de la nef penche dangereusement ; cet incident se produisit lors de la construction ; un pilier fut donc élevé, sur lequel viennent s'appuyer des arcs-boutants.
Ci-dessous le cellier, situé sous le réfectoire.
et derrière ce mur, le jardin qui s'étendait jusqu'au rivage.
22 mai 2008
Le temple de Lanleff.
Lanleff se trouve un peu à l'écart de la route ( D6 ) qui va de Lanvollon à Paimpol, dans les Côtes d'Armor.
Dans ce petit bourg, une construction ancienne a toujours intrigué chercheurs et historiens, c'est le temple de Lanleff.
Le site de Bretagne.com. nous donne quelques précisions : avec sa construction en rotonde, le temple de Lanleff intrigue depuis des siècles ; certains y voyaient un temple gallo-romain, d'autres un baptistère mérovingien, quant aux romantiques, ils n'ont pas hésité à qualifier le bâtiment de sanctuaire d'origine celtique. Aujourd'hui, tous les chercheurs se rejoignent pour dater la construction du XIème siècle. L'édifice est de style roman et son magnifique granit rose lui confère une austérité toute monastique. Quant à son inspiration en cercle, elle serait plus d'origine palestinienne, à l'imitation du Saint-Sépulcre de Jérusalem, que celtique.
Le guide vert le décrit ainsi : ce curieux édifice circulaire, aujourd'hui en ruines, est une ancienne chapelle ou un baptistère bâti au XIème siècle par les templiers sur le modèle du Saint-Sépulcre à Jérusalem. 12 arcades de plein cintre font communiquer la rotonde avec un bas-côté tournant ; sur les chapiteaux à la facture naïve, petits personnages, animaux, dessins géométriques, feuillages.
Wikipedia nous précise : ...il se présente à l'origine sous la forme de 2 enceintes circulaires concentriques, séparées par un déambulatoire ; aujourd'hui il ne reste qu'une partie de l'enceinte extérieure comportant encore 2 absidioles sur 3 préexistantes ; l'enceinte intérieure est constituée de 12 arches soutenues par 12 piliers imposants ; ceux-ci sont ornés sur leur chapiteau et sur leur base de sculptures naïves énigmatiques.
Lors de la visite, je n'ai pas remarqué ces ornementations décrites dans les commentaires. Voici une dizaine de photos de ce fameux temple vu par temps couvert, ce qui explique le manque de relief.
20 mai 2008
Le château de Ranrouet.
Le château de Ranrouet se trouve sur la commune d'Herbignac, à une dizaine de kms au sud de La Roche-Bernard. Il commandait la presqu'île de Guérande ; les terrains marécageux alentour alimentaient les douves.
Un peu d'histoire. Il connut une existence assez mouvementée. Construit dans la seconde moitié du 13ème siècle par Alain d'Assérac, c'est une forteresse médiévale, avec barbacane, châtelet d'entrée, remparts et douves. L'ensemble est entouré de bastions érigés à la fin du 16e. Le fief est transmis à la famille de Rochefort au 14e siècle, puis à celle de Rieux et rénové en 1488.
En 1593, le seigneur de Rieux est pendu pour avoir rejoint la Ligue ; le château, abandonné, devient le refuge de pillards ; Louis XIII demande son démantellement en 1618. Reconstruit vers 1639, incendié et détruit en 1793, il sert ensuite de carrière de pierre.
On peut faire le tour des ruines par le talus, à l'extérieur des douves.
Les 10 boulets encastrés dans une des tours marquent l'appartenance du fief aux Rieux dont le blason était d'azur à boulets d'or.
IL appartient au Conseil Général depuis plusieurs années et de nombreuses manifestations s'y déroulent.
12 janvier 2008
Le château de Kerjean
Dans le Finistère, à environ 15 kms de St Pol-de-Léon, au sud-ouest de Berven, se trouve le château de Kerjean.
Construit vers 1550, le château , mi-forteresse, mi-Renaissance, est situé au centre d'un vaste parc ; il est protégé par un fossé et une enceinte fortifiée dont les murs atteignent 12m d'épaisseur. On y pénétrait par deux ponts "levants".
Dans la cour d'honneur, un beau puits Renaissance, entouré de 3 colonnes corinthiennes.
Les appartements des seigneurs abritent maintenant un musée d'art breton (beau mobilier des 17 et 18e, lits clos, bahuts et coffres à grains)
Lors de ma visite, ces pièces étaient occupées par une exposition temporaire, une partie du mobilier se trouvait dans les salles supérieures.
La chapelle est coiffée d'une belle voûte en bois, en forme de carène renversée, avec poutres et sablières sculptées.
L'aile des remises abritait les réserves, une forge et les logements des domestiques.
Une large terrasse soutenue par 8 arcades relie le pavillon de l'horloge à la chapelle, offrant une vue d'ensemble sur les bâtiments et la cour.
Dans le parc, les poteaux de justice
et, à l'opposé, le colombier.
Commentaire d'après le guide vert : Bretagne.
































































































