15 septembre 2009
Le Folgoet.
Petit retour en Bretagne.
La semaine dernière, en lisant les nouvelles du Finistère sur le "Télégramme", un article a attiré mon attention : Le Folgoet : inaugurées le 30 août dernier, les orgues de la basilique, après 300 ans de silence, résonnent à nouveau.
J'avais visité Le Folgoet en juin 2005, et pris plusieurs photos de la basilique, surtout de l'extérieur. Je pense qu'à l'intérieur la luminosité n'était pas suffisante car je n'en ai aucunes vues. En cette fin de matinée, le temps était assez gris, je crois.
Les orgues avaient disparu dans l'incendie de 1708 qui avait détruit la basilique.
Plus de renseignements ici.
22 février 2009
Les enclos.
Daoulas.
En cherchant sur Wikipédia quelques informations sur Daoulas, la photos ci-dessous a attiré mon attention.
Cette vue date du 16 août 2007.
J'avais visité Daoulas au cours de mon séjour dans le Finistère, en juin 2005. J'avais vu ceci :
Le monument a donc été restauré au cours des années qui ont suivi ma visite ; il en avait sûrement besoin.
Le granit a retrouvé sa teinte première, les taches blanches dues aux lichens ont certes disparu, mais les fleurs qui poussaient entre les pierres ont, elles aussi, pris le même chemin. Cela donnait un aspect ... presque gai, champêtre, en tout cas moins austère ; dommage !
D'autres vues, fleuries elles aussi.

Le porche aux âpôtres date de 1566. Selon le Guide Bleu "c'était à l'origine le porche sud de l'église, déplacé lors de la rénovation du bâtiment en 1830."
Les 12 apôtres sont encore en parfait état.
Et pour terminer, le plafond de l'église ; très coloré, il met bien en valeur l'intérieur assez sobre de l'édifice.
Au cours de mon prochain voyage en Bretagne, j'ai prévu de visiter le "Pays des enclos" une fois encore ; beaucoup de détails m'avaient échappé en 2005, cette fois j'aurai l'oeil !!
04 février 2009
À Locronan.
" Je sais une église, au fond d'un hameau,
Dont le fin clocher se mire dans l'eau...."
Ce n'est pas une église mais une petite chapelle : la chapelle N.D.de Bonne-Nouvelle, signalée à l'entrée de Locronan. Un petit chemin part de la place et descend, très en pente, parmi les jardins et des prés entourés de haies ; la chapelle est là, dans la verdure :
Sous les grands arbres, l'ombre est assez dense. Le calme !
La fontaine date de 1698. Le chemin qui longe l'édifice sur la gauche conduit à une ferme toute proche et un calvaire se trouve pratiquement dans la cour.
Les statues ont, hélas, disparu depuis longtemps. L'intérieur de la chapelle est assez délabré.
Il faut regagner le point de départ, les pierres roulent sous les pieds, la pente est rude !
21 janvier 2009
Les Statues de Plouguerneau.
Revenu sur Plouguerneau en début d'après-midi, j'ai pu voir l'intérieur de l'église, et les "petits saints" !
L'armoire vitrée qui les renferme étant située près d'une fenêtre, la qualité de certaines photos est médiocre.
Ils datent du 17ème siècle et servaient lors des processions. Chaque statue est posée sur un socle, lui-même fixé à l'extrémité d'une hampe en bois. Les porteurs devaient être très forts pour porter l'ensemble pendant toute la durée de la procession ! Chaque saint a son nom inscrit sur le socle.
D'après le guide, ces statues furent fabriquées à la suite d'un voeu fait par les habitants qui avaient échappé à la peste.
Je me suis laissé dire que le fait de porter la statue du saint, auquel est dédiée l'église, était l'occasion de nombreuses rancunes ; les volontaires étant trop nombreux, il y avait peu d'élus ! Pour en contenter un plus grand nombre, il fut décidé de faire plusieurs statues plus petites afin de ramener le calme dans la paroisse. Cette histoire serait assez plausible, après tout.
29 novembre 2008
Vézelay. (fin)
Les Chapiteaux.
Les colonnes, pour la plupart, sont couronnées de chapiteaux ; aussi bien dans la nef que dans le narthex. Chaque scène représentée s'étale sur les trois faces du chapiteau, si bien qu'il est difficile de les photographier entièrement ; une autre difficulté vient de ce qu'ils se trouvent à plusieurs mètres du sol ; l'eclairage n'est pas toujours idéal et le flash n'est pas d'un grand secours.
Je vous en présente quelques-uns, parmi les 130 et plus qui ornent la basilique. J'ai renoncé à les identifier ! Ils représentent soit des scènes de la Bible, des bestiaires, ou des motifs floraux.
Pour des clichés pris dans de meilleures conditions, et si le sujet vous intéresse, je vous recommande de cliquer ici, le site en vaut la peine, chaque scène est identifiée.
Bibliographie : "La route des abbayes en Bourgogne" (itinéraires de découvertes) Ed. Ouest-France
"Vézelay". Monographie patrimoine Ed. Ouest-France.
Un site très complet : http:/:www. art-roman.net
28 novembre 2008
Vézelay. 3.
Les Reliques.
Avant de pénétrer dans la basilique, revenons un peu sur l'histoire des reliques. Comme nous le disait Foise dans un commentaire précédent, l'origine en serait plutôt incertaine. Y avait-il déjà des reliques à Vézelay ? Un moine en aurait rapporté de Provence ; si oui, dans quelles circonstances se les aurait-il procurées ? L'histoire est assez confuse. Quoiqu'il en soit, 2 papes les authentifient comme étant bien celles de Marie-Madeleine. Ce fut le départ de la prospérité de Vézelay.
Mais les moines de Saint-Maximin contestent cet état de fait ; ils revendiquent l'authenticité de "leurs" reliques, ce que confirme le pape Boniface VIII, en 1295. Les pélerins commencent alors à délaisser Vézelay au profit de l'abbaye provençale ; l'abbaye bourguignonne ne retrouvera jamais son faste ; la Guerre de 100 ans (1356-1463) et les guerres de religion, avec leurs pillages, accélèrent le déclin.
Entrons dans la basilique. Le narthex.
Outre les différentes scènes et les multiples personnages, on remarque, vers l'extérieur du demi-cercle, les signes du zodiaque et les travaux correspondants.
Lorsqu'on pénètre dans la nef, un nombre impressionnant de colonnes et colonnettes attire l'attention.
L'orientation de l'édifice est telle que lors du solstice d'été, le soleil fait une raie de lumière qui suit l'allée centrale, du choeur jusqu'à l'entrée.
Sur la vue ci-dessous, on voit l'escalier qui conduit au sanctuaire.
Le déambulatoire du cloître, dont on avait longé le mur extérieur précédemment.
(à suivre)
24 novembre 2008
Vézelay. 2.
La Madeleine de Vézelay. (suite)
La façade, assez sobre, a été restaurée au XIXe siècle, le décor médiéval ayant pratiquement disparu. Le tympan représente le Jugement dernier.
En haut de la façade, les baies du fronton éclairent le narthex, et sont séparées par de grandes statues de style gothique.
Les statues, endommagées, datent de l'origine de la construction.
Avant d'entrer dans la basilique, visitons le côté droit. On longe l'extérieur de la galerie du cloître.

La tour St-Antoine.
Ci-dessous, l'arrière du choeur entouré des chapelles rayonnantes.

Depuis la terrasse, où s'élevaient autrefois les bâtiments de l'ancienne abbaye, on découvre la vallée de la Cure, et le paysage environnant.
(à suivre)
22 novembre 2008
Vézelay. 1.
La Madeleine de Vézelay.
Ayant visité ce site plusieurs fois au cours des années passées, j'en ai conservé beaucoup de diapositives et de photos, et maintenant des vues "numériques". En voici donc quelques-unes.
Un peu d'histoire.
Dès le milieu du 7ème siècle, dans la vallée de la Cure (Morvan, au nord-ouest de la Bourgogne) une abbaye de moniales bénédictines est installée. (site actuel de Saint-Père.) Suite à plusieurs incursions normandes, l'abbaye est transférée sur le sommet d'une colline avoisinante, la colline de Vézelay, et abrite désormais des moines. Après maintes péripéties, et notamment un incendie en 907, l'abbaye est reconstruite au cours du siècle suivant et dédiée à Sainte Marie-Madeleine.
Le Moyen-âge connaît à cette époque une ferveur spirituelle populaire sans précédent ; l'église, renfermant paraît-il de précieuses reliques de la Sainte, devient l'un des hauts lieux de la chrétienté. Vézelay se trouve sur le chemin de St-Jacques-de-Compostelle et les pélerins venus du nord de l'Europe y affluent. L'édifice ne cesse de s'embellir, et reçoit d'illustres visiteurs : Bernard de Clairvaux y prêche la seconde croisade en 1146, Philippe-Auguste et Richard-Coeur-de-Lion lancent la 3ème croisade, Saint-Louis y vient aussi plusieurs fois.
Au cours des siècles suivants l'église connaît une période de décadence ; pillée pendant les guerres de religion, l'abbaye est complètement rasée pendant la Révolution ; ne subsiste que l'église, en fort mauvais état. Elle sera restaurée par Viollet-le-Duc.
Le village de Vézelay est construit sur une colline ; de la place du Champ de Foire, on aperçoit le clocher de l'église St-Etienne,
La montée par les rues St-Etienne et St-Pierre bordées de maisons anciennes et garnies de pavés quelque peu irréguliers, usés par des siècles de pélerinage, donne sur la place, devant la basilique. (l'église fut promue au rang de basilique en 1920)
La façade, gothique , est tournée vers l'ouest ; seule se dresse la tour St-Michel, l'autre ne fut jamais achevée ; les portails sont de style roman.
(à suivre)
Au sujet de la controverse au sujet des reliques, un site nous en donne la version "réelle".
Ce site m'a été signalé par Foise dans un commentaire ultérieur, un grand merci.
16 octobre 2008
Angoulême.
En juin dernier, au cours de mon bref séjour à Angoulême, j'ai visité la cathédrale Saint-Pierre. Le temps était pluvieux, le ciel gris, et la teinte des murs de l'édifice couleur pierre, la qualité des photos est, de ce fait, relativement médiocre.
Vikipédia nous la décrit ainsi :
Sa réalisation est due à Girard II, un des personnages les plus célèbres de son temps. Successivement professeur, évêque et légat de quatre papes, ami des ducs d'Aquitaine, conseiller des comtes d'Angoulême, il se révéla également un artiste de premier plan. Il dirigea les travaux de sa cathédrale. Ceux-ci commencèrent vers 1110 et l'église fut consacrée en 1128.
La cathédrale a cependant été plusieurs fois remaniée au cours des siècles et a ainsi perdu son aspect primitif. Elle fut par exemple amputée d'un clocher durant les guerres de religion, au XVIe siècle.
Sur la façade deux thèmes iconographiques y sont développés : l'Ascension et le Jugement Dernier. Le Christ debout apparaît dans une mandorle, tel qu'il se montra le jour de son Ascension. Deux anges de haute taille s'adressent aux Apôtres afin de leur montrer la céleste vision. Tous leurs regards, ainsi que ceux des élus, dispersés sous de grands arcs, se tournent vers le Sauveur dans une attitude confiante. Les réprouvés, au contraire, rejetés sous des arcades latérales, devenus la proie de Satan, subissent leur châtiment. Ainsi le thème de l'Ascension se poursuit par celui du Jugement Dernier.
En plus de ces thèmes, les artistes ont représenté des scènes de la vie terrestre, avec ses luttes et ses souffrances : épisodes ayant trait à des chasses et à des activités variées.
D'importantes restaurations faites de 1866 à 1885, par l'architecte français Paul Abadie, ont sensiblement modifié l'intérieur et l'extérieur de l'édifice. Sur la façade, un pignon et deux clochetons ont été ajoutés par esprit de symétrie, ce qui lui enlève son aspect médiéval.
Une vue de l'intérieur :
À l'intérieur, la cathédrale est couverte de coupoles sur pendentifs. Jadis éclairé par deux clochers lanternes, le transept n'a gardé que celui situé au nord (clocher en grande partie remonté par Abadie, qui remplaça la majeure partie des chapiteaux romans par des œuvres modernes ; les sculptures du XII° siècle furent utilisées pour des travaux de voirie). Le chœur, semi-circulaire, autour duquel rayonnent quatre absidioles, est couvert d'un berceau et d'un cul-de-four.
Note personnelle : j'ai trouvé que la façade manquait un peu de relief, comparée aux églises bretonnes notamment ; cette grande surface semblait trop "plate". Que les Angoumoisins me pardonnent.
07 octobre 2008
Languidou.
Qui ne connaît pas la chapelle de Languidou !!
Les ruines de cette chapelle attirent beaucoup de visiteurs, et plusieurs blogs ont déjà parlé de ce sujet. Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer quelques vues de ce site qui mérite vraiment le détour, pour employer la formule consacrée.
Particularité de l'école de Pont-Croix : les piliers à faisceaux de colonnettes.
La magnifique rosace date du XVIe.
Elle est située sur la commune de Plovan, près de l'étang de Kergalan, dans la baie d'Audierne. (Finistère Sud)
























































































