Revenons un instant sur les remparts du château.

Depuis la tour des Gobelins, sur la droite, on aperçoit ce plan d'eau :

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Juste en face de nous, le panorama sur l'entrée du château et sur la ville :

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et tout à droite, l'église Saint-Sulpice.

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La construction de l'actuelle église Saint-Sulpice s'est étalée sur près de 4 siècles, de 1380 à 1760 ! Les travaux ont consisté en une suite d'agrandissements de l'église vers l'ouest (collatéraux et façade occidentale), puis dans le remplacement des parties orientales par un choeur, beaucoup plus vaste, les englobant. La nef présente ainsi certaines irrégularités de plan et d'élévation induites par la conservation temporaire de dispositions antérieures, et le style gothique flamboyant originel s'est quelque peu simplifié et affadi avec le temps.

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L'église se dresse au coeur de l'enclos Etienne de Fougères, ancien cimetière. L'utilisation continue de matériaux de construction d'extraction locale (granite et ardoise), la qualité de la taille des pierres et l'abondance de la décoration sculptée ont permis de tempérer cette première impression de manque d'homogénéité.

La partie occidentale procède du modèle d'église en vogue en Haute-Bretagne aux XIVe-XVe siècles : large vaisseau principal aveugle accosté de collatéraux à pignons multiples. Contreforts sommés de pinacles, gargouilles, toitures indépendantes et gabarits différents des chapelles animent les trois façades tandis qu'un clocher d'angle, de section carrée, présente un étage des cloches achevé par quatre pignons et coiffé d'une flèche en ardoises effilée que cantonnent quatre clochetons.

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Par  opposition, le choeur de trois travées, terminé par une abside à pans coupés renfermant la sacristie, abandonne cette disposition. Choeur et chapelles sont alors regroupés sous un toit unique et un petit campanile de section hexagonale orne la croupe de l'édifice.

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Nonobstant son achèvement au XVIIIe siècle, le choeur offre de nombreux éléments sculptés attestant d'un projet entrepris dès le XVIe siècle mais terminé tant bien que mal 150 ans plus tard avec force simplifications et économies. Ainsi des représentations des 7 péchés capitaux (orgueil, avarice, luxure, gourmandise, envie, paresse et colère) sont sculptés sur les contreforts extérieurs, la fée Mélusine figure au droit de la porte sud, et une gargouille dite "le satyre" occupe l'un des angles du chevet. (Texte selon Wikipedia)

(à suivre : la visite de l'intérieur.)