En juillet dernier, je vous avais raconté ma visite à Bréhat. Ce jour-là, la marée était pratiquement basse ; l'île se confondait avec les rochers alentour. Voulant contempler le paysage à marée haute, je suis donc revenu trois jours plus tard. Voici donc "le retour" raconté de façon plaisante, en forçant un peu le trait !

Ce matin du 15 juin, le ciel était bien gris et les nuages filaient bonne allure. Je n'avais pas le choix, je partais le lendemain dans l'intérieur des terres.

Arrivé à la Pointe de l'Arcouest, le spectacle n'était pas très encourageant.

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Vent force ... 4, au moins ; j'allais affronter les 40èmes rugissants ! La mer était grise, je l'étais aussi !

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Déjà pas mal de monde, je presse le pas pour arriver à l'embarcadère. La vedette n'était pas encore là. Après avoir jeté un regard inquiet sur le quai, je me décide tout de même à prendre mon billet.

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Il ne reste plus qu'à attendre, à moins de revendre le billet à un nouvel arrivant ! ! La vedette arrive et, après plusieurs manoeuvres à cause du vent et des courants, accoste enfin. Les visiteurs s'avancent, je suis le mouvement, en faisant bien attention à ne pas me prendre le pied dans les anneaux. À cause des mouvements de la coque, la "planche" permettant de monter à bord n'arrête pas de glisser sur le quai ; un homme d'équipage nous donne la main pour nous tirer vers l'intérieur. Ouf ! ça y est ! En me cramponnant à droite et à gauche, je me dirige vers une banquette ; ça remue un max  ! Pas moyen de faire une photo de l'extérieur, les vitres sont giclées par les embruns. J'inspecte l'intérieur ; un détail me rassure (quoique !) : sous chaque siège, une inscription indique l'emplacement du gilet de sauvetage.

Les moteurs s'accélèrent, le bateau s'éloigne du quai et fait un demi-tour (laborieux) pour se diriger dans la bonne direction et contourner les rochers. Les hélices s'emballent un peu lorsqu'elles approchent de la surface de l'eau. L'horizontale n'est pas du voyage ! Une bonne quinzaine de minutes plus tard, nous voici à quai sur l'île. J'attrappe la main du matelot et me voici sur le quai.

Ouf !! Enfin sur la terre ferme, et en ayant gardé le petit déjeûner ! D'un pas léger, je remonte vers le port. Les tracteurs s'affairent pour décharger le fret d'une vedette. Ce côté de l'île est abrité.

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à suivre.